Comment concilier mon rôle de citoyen·ne et mes connaissances scientifiques face aux dérèglements climatiques ? Que vous soyez élèves ou personnels, venez partager vos interrogations lors de la conférence-débat organisée par le Centre Gaston Berger dans le cycle « Science et humanisme » soutenu par ACTIA :
« Entre liberté et responsabilité : quand les scientifiques s’engagent dans l’espace public »
Mardi 30 janvier 2024 à 12h30
Amphi Sophie Germain
La conférence sera suivie d’un buffet déjeunatoire.
Inscription obligatoire : https://cgb.insa-toulouse.fr/fr/conference-science-et-humanisme.html
Résumé
« Face aux nombreux défis auxquels notre société est confrontée et suite au développement des médias et des réseaux sociaux, la question de l’engagement public des chercheurs a pris de l’importance. Comment choisir la « neutralité » – au sens où les scientifiques pourraient communiquer dans le domaine de leur spécialité mais « sans exprimer leurs opinions » – et l’engagement – au sens où les scientifiques sont « des citoyens comme les autres, et il est normal qu’ils expriment leurs opinions » ? N’est-ce pas transgresser la frontière entre science et politique, abuser de l’autorité et de la légitimité que confère le statut de chercheur ? Comment éviter que son engagement ne soit instrumentalisé ou son intention déformée ? C’est dans ce contexte de profond questionnement interne au monde de la recherche que sera présenté le nouvel avis du COMETS, Comité d’éthique du CNRS. »
Biographie Virginie Courtier-Orgogozo
Virginie Courtier-Orgogozo est directrice de recherche au CNRS. Elle est membre du COMETS. Elle dirige à l’institut Jacques Monod à Paris une équipe de recherche qui s’intéresse aux mécanismes impliqués dans l’évolution, en utilisant comme modèle d’étude diverses espèces de mouches drosophiles. Elle a également une activité fertile dans le domaine de la philosophie, notamment concernant le concept de gène, de développement, d’identité et de hasard. Elle est à l’origine de l’initiative Adios Corona (www.adioscorona.org), un site web tenu par un groupe international d’une vingtaine de chercheurs bénévoles pendant la pandémie qui avait pour but de diffuser et d’expliquer le sens des bonnes pratiques collectives permettant de stopper la propagation du virus. Elle a écrit plusieurs articles sur les risques associés à la nouvelle biotechnologie de forçage génétique et s’est impliquée dans l’espace public sur la question de l’origine du coronavirus SARS-CoV-2.